Annuaire > Laamari Mariem

Thèse de doctorat 2013/2016
Ecole doctorale de l’Université de La Rochelle
Formation d’origine :
Master Professionnel Biotechnologie et Management en Agro-industrie (Parcours Biotechnologie)), 2012-2013

(2013-2016) Approches moléculaires et cellulaires des effets de toxines marines et de micropolluants sur modèles cellulaires

Mots clés : Cancer du sein, Obésité, Bisphénol A, Glyphosate, Acide okadaique

Directeur de thèse :

Financement : Bourse régionale : Poitou Charentes



Approches moléculaires et cellulaires des effets de toxines marines et de micropolluants sur modèles cellulaires.


L’apparition de l’obésité et du cancer du sein est influencée par l’exposition à des substances biologiques et chimiques présentes dans l’environnement. Ces dernières peuvent jouer le rôle de perturbateurs endocriniens susceptibles d’induire des modifications dans le comportement cellulaire. Ces perturbateurs peuvent agir chacun seul ou sous forme de cocktail. Dans ce contexte, nous avons choisi trois substances dans notre recherche : le bisphénol A (perturbateur endocrinien), le glyphosate (désherbant) et l’acide okadaique (toxine marine), identifiés comme substances génotoxiques et promotrices du cancer. L’objectif de cette thèse consiste à caractériser l’impact de ces substances seules ou sous forme de cocktail sur la genèse et l’aggravation du cancer du sein en lien avec l’obésité. Deux modèles de cellules du cancer du sein seront testées : MCF7 (ER+) et MDA-MB 231 (ER-), et une lignée de préadipocytes humains comme cellules graisseuses. Dans une première partie, l’exposition de ces cellules à ces micropolluants à des concentrations environnementales et toxiques permettra de déterminer les concentrations présentant des effets à l’échelle cellulaire et moléculaire, de comparer l’effet d’un cocktail de micropolluants par rapport à un traitement avec une seule substance et de caractériser le comportement de chaque lignée cellulaire vis-à-vis de ces substances. Dans une deuxième partie, et dans le cadre de mieux caractériser le lien entre l’obésité et le cancer du sein, des expériences de traitement des cellules cancéreuses par le sécrétome des préadipocytes et des adipocytes seront réalisées ainsi que des expériences de co-culture entre les deux lignées cellulaires. Ceci permettra d’étudier les voies de communication entre cellule cancéreuse /cellule graisseuse comme étant une cellule abondante dans le microenvironnement tumorale. Les cellules en co-culture seront traitées par les micropolluants seuls ou sous forme de cocktail afin de caractériser l’impact de ces derniers ou de leurs métabolites sur ce type d’interaction cellulaire.