Brownlie Katherine

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Thèse de doctorat (2016-2019)
Ecole doctorale de l’Université de La Rochelle
Formation d’origine : Erasmus Mundus - Master de Science en Biodiversité Marine et Conservation (EMBC)

(2016-2019) Modélisation des facteurs de changement de population de l’oiseau marin le plus abondant d’Australie, le puffin à bec grêle (Ardenna tenuirostris)

Responsables scientifiques :

Financement : Université de Deakin, Bourse de recherche de troisième cycle universitaire (DUPRS)



Modélisation des facteurs de changement de population de l’oiseau marin le plus abondant d’Australie, le puffin à bec grêle (Ardenna tenuirostris)
Les oiseaux marins sont des prédateurs supérieurs, et comptent parmi les plus grands consommateurs de biomasse marine à travers le monde. Ils jouent par conséquent un rôle important dans la dynamique des écosystèmes marins. De plus, ils transportent des nutriments marins vers leurs colonies de reproduction, agissant ainsi comme des ingénieurs de l’écosystème dans les habitats terrestres des îles où ils nichent. Les oiseaux marins manifestent par ailleurs des réponses mesurables et distinctives face à la variabilité environnementale dans un éventail d’échelles spatiales et temporelles, ce qui en fait des indicateurs efficaces et précoces des effets du changement climatique sur les écosystèmes marins. Plus particulièrement, les espèces abondantes et hautement mobiles comme les procellariiformes qui effectuent des migrations trans-équatoriales, pourraient être des indicateurs intéressants du changement environnemental global. Les comportements observables et les paramètres démographiques reflètent et intègrent à la fois la variabilité spatiale observée pendant le cycle annuel et la variabilité temporelle observée au cours de leurs longues vies.
 
Le puffin à bec grêle endémique d’Australie est l’exemple d’une telle espèce. Son aire de reproduction est limitée à l’Australie du Sud-Est, qui est actuellement l’une des régions océaniques se réchauffant le plus vite, et où il est prédit que les courants seront altérés en raison du changement climatique, ce qui pourrait potentiellement conduire à des changements considérables au sein des populations de proies de cet oiseau. Des connaissances précises sur les facteurs affectant la dynamique des populations d’espèces telles que le puffin à bec grêle sont nécessaires de toute urgence, afin de prédire comment le changement global les affectera, ainsi que les proies dont ils dépendent et les écosystèmes qu’ils influencent. L’objectif de ce projet est d’améliorer notre compréhension des impacts du changement global en établissant des liens entre les paramètres démographiques des puffins à bec grêle et la variabilité environnementale, en utilisant une nouvelle approche intégrée. Pour cela, nous intègrerons des données obtenues à partir de techniques de suivi biologique standards, avec celles du suivi animal de pointe et des approches de télédétection dans un nouveau cadre de modélisation.
Puffin à bec grêle (Ardenna tenuirostris) sur l’île Kanowna, Australie