CAMUS Adrien, doctorant > Adrien Camus

adrien.camus@univ-lr.fr
Thèse de doctorat 2005/2008
Ecole doctorale de l’Université de La Rochelle
Formation d’origine :
Master Recherche Géomatériaux – Eau, Universités de La Rochelle et Poitiers, 2004-2005
Directeur de thèse :
François LÉVÊQUE, Maître de Conférences, HDR, Université de La Rochelle, LIENSs UMR 6250
Equipe de rattachement : DPL
Responsables scientifiques :
Vivien MATHÉ, Maitre de Conférences, Université de La Rochelle, LIENSs UMR 6250
Frédéric POUGET, Maître de Conférences, Université de La Rochelle, LIENSs UMR 6250
Financement : Bourse du Conseil Général de Charente-Maritime
Apports de l’imagerie géophysique et de la photographie satellitaire et aérienne à l’étude de l’évolution géomorphologique des marais littoraux au cours de l’Holocène. Application aux Marais Charentais.
Mots clés : Imagerie géophysique, Géographie physique, Imagerie satellitaire, Imagerie multispectrale, Photographie aérienne, Marais littoraux, Paléoenvironnement, Géomorphologie, Évolution du trait de côte, Holocène

Pour pallier à ce problème en disposant de données couvrant une plus grande surface, l’utilisation de méthodes de télédétection s’avère indispensable. Plusieurs sources de données sont exploitables, que ce soit en imagerie aérienne (CASI) ou satellitaire (SPOT, Landsat). Ces images, couvrant le spectre visible et l’infrarouge à différente résolution (pixels de 1 m² à 900 m²), permettent d’avoir une vision globale de l’environnement étudié. L’utilisation de traitements éprouvés (indices, classifications) permet de réaliser une cartographie des structures les plus superficielles à pour de grandes surfaces.
Nous avons développé, sur une zone test située dans les marais maritimes charentais (Charente-Maritime, France), une méthodologie d’étude et de suivi des sols à l’échelle du paysage intégrant des données géophysiques et de l’imagerie multispectrale, ayant des résolutions et des couvertures spatiales différentes. L’enregistrement sédimentaire dans les zones humides littorales permet d’aborder l’évolution de ces paysages sur les derniers millénaires. Ces environnements, issus du comblement de vallées fluviatiles par des sédiments fluvio-marins au cours de la transgression flandrienne, sont fortement sensibles aux variations du niveau de la mer. En effet, de par leur altitude (environ +3 m NGF) et leur topographie extrêmement plate (altitude constante sur plus de 20 km vers l’intérieur des terres), ces marais ont été fortement contraints par le niveau marin, jusque dans les derniers stades du comblement. Les aménagements anthropiques de grande ampleur (digues et canaux), amorcés au cours du XVIIème siècle, ont contribué à fixer ces environnements. Certaines structures fluvio-marines, dont l’activité est attestée jusqu’aux XVIème et XVIIème siècles, se démarquent aujourd’hui encore du reste du marais, de par une inondation se prolongeant durant le printemps et une végétation différente. Ce paléoréseau fluviatile est le signe de l’extrême mobilité des chenaux sur la surface plate des marais. Afin de valider notre méthode, nous nous sommes plus particulièrement intéressés à un paléochenal (marais de Rochefort), présentant un contraste significatif, tant en géophysique qu’en télédétection (Fig. 1).
Afin de faire le lien entre ces deux types de données et de réaliser un changement d’échelle entre ces méthodes complémentaires, il est nécessaire de s’intéresser au couvert végétal. En effet, la télédétection permet de cartographier les communautés de plantes présentes dans les marais. Les différentes espèces végétales traduisent des différences de conditions physico-chimiques du sol. Or ce sont ces différences qui sont détectées au moyen des méthodes géophysiques. La quantification des liens qui peuvent exister entre géophysique et télédétection, au moyen de fonctions de transfert, peut, à terme, permettre un suivi plus facile de l’évolution de ces milieux et une meilleure gestion environnementale des sols (Fig. 2).

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Publications :
Activités d’enseignement :
Lien vers CV complet :
http://perso.univ-lr.fr/acamus
