Axe 1 : Changements environnementaux, risques liés à la mer, trajectoires de vulnérabilité, adaptation des sociétés au changement climatique

Intervenants dans l’axe :

Permanents : Nicolas Becu (CR), Jean-Michel Carozza (PR), Virginie Duvat (PR), Michel Goldberg (MCF-HDR), Frédéric Pouget (MCF), Frédéric Rousseaux (MCF)

Contractuels : Emmanuel Blaise (ATER)

Chercheurs associés : Alexandre Magnan

Doctorants : Amélie Duquesne, Alice Lapijover, Valentin Pillet, Heitea Terorotua, Camille Salmon
Support technique : Cellule Géomatique, Plateforme DISA, Plateforme DRONE

Cet axe a pour objectif de passer de la reconstruction des trajectoires de vulnérabilité à l’élaboration de scénarios prospectifs permettant d’appréhender les risques futurs dans le contexte du changement climatique et de définir des voies d’adaptation pertinentes pour les territoires, notamment insulaires.

Cet axe est organisé autour d’une question structurante : quelles pistes livrent la reconstruction de trajectoires de vulnérabilité pour s’adapter aux changements socio-environnementaux ?

La question de l’identification des verrous et des leviers scientifiques est abordée afin d’élaborer des scénarios de risque et d’adaptation robustes. L’approche territorialisée et par scénarios permet de mettre en évidence la diversité des profils de vulnérabilité des territoires insulaires et les fondements de cette diversité, ce qui constitue un apport majeur à la connaissance scientifique au plan international. Afin de mesurer ces changements environnementaux, la production d’informations par télédétection à très haute résolution spatiale reste fondamentale et passe par le développement et l’évaluation de méthodologies (topographie par photogrammétrie, analyse orientée objet).

Dans le même sens, l’intérêt d’étudier des « rétro-trajectoires » (temps long) pour la connaissance des évolutions futures des systèmes socio-environnementaux permet de répondre aux questions suivantes :
1) Quel est le degré de vulnérabilité des sociétés du passé aux changements environnementaux, notamment climatiques, quels sont les indicateurs de cette vulnérabilité lorsque les sources documentaires sont réduites ?
2) Comment les transformations historiques des sociétés peuvent-elles être utiles à la compréhension des transformations en cours ?
3) Quelle est leur valeur heuristique pour comprendre et modéliser les évolutions futures des socio-systèmes notamment littoraux et fluviaux ?

Dans cet axe, on cherche également à évaluer l’usage des dispositifs participatifs pour favoriser les apprentissages sociaux et l’adaptation :
1) Quels sont les blocages dans la mise en œuvre de stratégies d’adaptation au niveau des instances décisionnelles ?
2) Quelles évolutions structurelles, organisationnelles et représentationnelles sont requises pour lever ces blocages ?
3) Quelles postures dans la relation chercheur-décideur-citoyen, quelles actions des organismes de recherche peuvent contribuer à cette évolution des mentalités et des modes de gestion vers une intégration de l’adaptation aux changements environnementaux ?

Il s’agit donc de cerner comment les acteurs de l’aménagement s’emparent d’outils hybrides entre connaissances scientifiques et mise en situation telles que les simulations participatives, comment cela modifie leurs perceptions des socio-écosystèmes et renforce leur capacité d’adaptation. Il s’agira également d’identifier les éléments génériques d’une problématique d’interactions socio-environnementales et de définir un méta-modèle des apprentissages sociaux et des mécanismes qui mènent à ces apprentissages. Il sera ainsi possible de replacer l’usage de la simulation participative dans une vision stratégique de l’analyse des réseaux d’acteurs, sous l’angle des instruments de la théorie de « l’Acteur-Réseau ». Parallèlement, sera testée l’hypothèse de généricité d’une plateforme participative construite autour de la sensibilisation aux mesures de prévention de la submersion marine. Cette réflexion sur les usages de la participation dans les processus de décision se nourrit également des regards croisés d’autres disciplines voire d’autres métiers. Enfin, sont également engagées des recherches sur l’analyse des débats et des controverses sociales liés aux modifications environnementales sur le littoral.

publie le jeudi 12 juillet 2018