Axe 2 : Urbanisation, pratiques, modes d’habiter et relations à l’environnement

Intervenants dans l’axe :

Permanents : Caroline Blondy (PRAG-Docteur), Nathalie Long (CR), Louis Marrou (PR), Camille Parrain (MCF), Luc Vacher (MCF-HDR), Didier Vye (MCF)

Contractuels : Emmanuelle Petit (MCF), Valentin Guyonnard (collaborateur)

Chercheurs associés : David Amiaud

Docteurs : Sri Karina Bangun

Support technique : Cellule Géomatique, Plateforme DISA, Plateforme DRONE, Cellule de Traitement de l’Information Géographique CTIG

Cet axe est construit autour du questionnement suivant : comment l’analyse des pratiques et du rapport à l’espace des différentes catégories d’usagers du littoral permet-elle de mieux comprendre leurs relations à l’environnement ?

Au sein des espaces littoraux soumis à l’urbanisation, il s’agit d’analyser les comportements, les usages et les représentations de l’espace en évaluant :

1) leurs effets sur les socio-environnements urbains et littoraux
2) les inégalités environnementales et écologiques auxquelles ils sont soumis au sein de territoires à forts enjeux sociaux (tension foncière) et environnementaux (vulnérabilité face aux changements globaux).

Pour réaliser ces analyses, de nouveaux indicateurs spatiaux sont nécessaires dans le but de modéliser les comportements des usagers et les mutations des espaces urbains littoraux.

De même, un nombre croissant d’usagers tels que les multirésidents ou les touristes réguliers sont caractérisés par des pratiques et des modes d’habiter qui articulent l’ici et l’ailleurs. La compréhension de ces modes d’habiter, des pratiques de tourisme et de loisir associées et la confrontation des représentations des différentes catégories d’usagers, permettent de saisir quelles valeurs et quelles fonctions sont attribuées à chacun des lieux. L’étude de ces différents rapports aux lieux peut alors éclairer le positionnement des usagers du littoral par rapport à des politiques publiques telles que les stratégies d’adaptation aux risques liés à la mer ou la préservation des paysages et des écosystèmes.

De plus, les pratiques des usagers du littoral sont aujourd’hui influencées par l’irruption du numérique. Comment le numérique modifie-t-il le rapport à l’environnement et les pratiques, notamment touristiques, associées ? Par exemple, l’essor des plateformes numériques collaboratives semble modifier les usages en matière de déplacements (co-voiturage) ou d’hébergement touristique (ex : Airbnb). Les discours et images véhiculés via les réseaux sociaux jouent-ils sur l’attractivité de telle ou telle destination ? Enfin, comment ces nouveaux outils numériques, par les « big datas » qu’elles produisent, permettent-il d’approfondir l’analyse des traces, des mobilités et des fréquentations sur le littoral ?

Enfin, l’analyse du rapport à l’environnement littoral nécessite de « prendre le large » en étudiant le lien entre différentes catégories d’usagers et le milieu maritime, notamment en haute mer. Par exemple, il est possible d’appliquer le concept de seascape pour élaborer des zonations en mer fondées sur les observations et les perceptions des changements environnementaux en mer par différentes catégories d’usagers (pêcheurs, plaisanciers, marins de commerce). Il s’agit également de s’interroger sur la définition et l’intégration des valeurs sociales et culturelles dans la gestion de l’espace maritime dans différents contextes socio-spatiaux.

publie le jeudi 12 juillet 2018