Minet Antoine

Thèse de doctorat (2018-2021)
Ecole doctorale de l’Université de La Rochelle (EUCLIDE)
Formation d’origine :
Master SMaP (Sustainable Management of Pollution), 2014-2016

(2018-2021) Bioaccumulation et effets du mercure chez la seiche dans le contexte de l’acidification des océans.

Mots clés : Ecotoxicologie aquatique, éthologie, mercure, bioaccumulation, changement global, Sepia officinalis.
Responsables scientifiques :
-  Thomas LACOUE-LABARTHE, Chargé de Recherche, CNRS, LIENSs UMR 7266
-  Christelle JOZET-ALVES, Maître de Conférence, Université de Caen, EthoS UMR 6552
-  Paco BUSTAMANTE, Professeur, Université de La Rochelle, LIENSs UMR 7266

Financement :

  • Demi-allocation Région Nouvelle-Aquitaine
  • Demi-allocation de l’Université de La Rochelle.

Fonctionnement : projet MERCy (MERcury and Carbon dioxide impact on physiology and behaviour of early-life stages of cephalopods) financé par la Fondation pour La Recherche sur la Biodiversité (FRB) et le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire (MTES)



Bioaccumulation et effets du mercure chez la seiche dans le contexte de l’acidification des océans.
« Dans le milieu marin, le mercure (Hg) est un des métaux les plus problématiques du fait de sa persistance, de sa bioaccumulation dans les organismes et de sa bioamplification le long des chaines trophiques. Combiné à sa forte toxicité, notamment sur le système nerveux, le transfert du Hg dans le vivant compromet la santé des écosystèmes et de l’Homme.

Les données de Hg dans les céphalopodes sont trop rares au regard du fait i) que ces mollusques accumulent efficacement les contaminants, ii) qu’ils constituent une ressource marine d’intérêt croissant, iii) qu’ils ont une place centrale dans les réseaux trophiques marins, jouant un rôle clé dans les apports de Hg aux prédateurs supérieurs dont l’Homme et iv) que leur survie et leur capacité à se reproduire au terme d’une vie courte dépend d’un comportement complexe possible grâce à un système nerveux développé. De plus, compte tenu de la trajectoire actuelle des activités humaines, les céphalopodes devront faire face à des changements majeurs de leur environnement tels que i) une augmentation des entrées de Hg dans l’océan, ii) un réchauffement des eaux de surface de 2 à 4°C et iii) une augmentation de la pCO2 causant une diminution du pH de l’eau de mer de 0,2 à 0,4 unité, d’ici 2100. La toxicité du Hg, potentiellement aggravée par l’acidification et le réchauffement, est totalement inconnue chez ces invertébrés.

Parmi ces céphalopodes, la seiche commune (Sepia officinalis) représente un modèle d’étude adapté pour i) évaluer les concentrations en Hg dans les juvéniles des Pertuis Charentais, ii) étudier les processus de bioaccumulation et l’effet de l’acidification sur les efficacités d’accumulation du Hg et iii) étudier les impacts combinés du Hg et de l’acidification sur la physiologie et le comportement des juvéniles.

Ce travail de doctorat s’inscrit dans le cadre des projets MERCy (financé par la FRB et le MTES) et EXPO (Exposition des prédateurs de la zone intertidale aux contaminants financé par la Région Nouvelle-Aquitaine) »

Sepia officinalis juvénile


Principales collaborations :

  • Equipe NECC (Neuro-Ethologie Cognitive des Céphalopodes), EthoS, UMR 6552
  • Marc METIAN, Chercheur, IAEA - EL (International Atomic Energy Agency – Environment Laboratories), Monaco

Activités d’enseignement :

  • Vacations à l’Université de La Rochelle au sein du département de Biologie