Annuaire > Guy Wöppelmann

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Professeur des universités
Université de La Rochelle
Section de Recherche : CNU 35
Institut scientifique du CNRS référent : INSU

Mots clés : mouvements verticaux de la surface terrestre, méthodes GPS, niveau de la mer, marégraphes
CV et Publications

Thèmes de Recherche.

 

  • déplacements verticaux à la surface terrestre à la côte à partir de méthodes d’observation de géodésie spatiale (GPS, InSAR...) ;
  • évolution du niveau de la mer sur le dernier siècle ;
  • mesures instrumentales historiques du niveau de la mer et leur sauvetage (recherche dans les archives, numérisation et contrôle qualité) en vue de l’exploitation de ce patrimoine historique inestimable dans le contexte de réchauffement climatique ;
  • détection des empreintes spatiales des signaux climatiques (fonte contemporaine des glaces continentales) dans les enregistrements du niveau marin ;
  • évaluation des performances des technologies modernes de mesure du niveau de la mer (marégraphes à ultrason, radar) ;
  • unification des références verticales, en particulier hydrographiques.

Exemple de l’intérêt du couplage GPS et marégraphes :

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Un exemple d’application de résultats GPS aux marégraphes est donné ci-contre (à droite) illustrant la présence des mouvements verticaux du sol dans les séries temporelles longues des marégraphes et comment les analyses fines des mesures GPS peuvent les séparer des contributions climatiques. (Cliquez sur l’image pour l’agrandir). Dans ces panneaux sont représentés les observations des marégraphes disposant d’enregistrements longs et de grande qualité. Il s’agit de moyennes annuelles issues du service international du niveau moyen de la mer (PSMSL). Les panneaux de droite montrent les séries marégraphiques corrigées des vitesses GPS de notre dernière solution ULR de stations placées à proximité ou (mieux) sur les marégraphes. La dispersion observée dans les panneaux de gauche est alors remarquablement réduite dans les trois régions (écart-type de 0.3 mm/an). Ces résultats sont une mise à jour de ceux publiés dans Wöppelmann et al. (2009) in Geophysical Research Letters.

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Le contexte d’observation du niveau marin à la côte est représenté dans le schéma ci-contre (à gauche). Dans ce schéma apparaissent les principaux éléments constitutifs d’un observatoire du niveau marin côtier, à savoir le marégraphe et une station GPS permanente pour en surveiller la stabilité géocentrique. L’altimétrie radar embarquée sur satellite joue un rôle de plus en plus important, mais ces données ont besoin d’un complément de mesure afin de convertir leur nature géocentrique en relative à la côte pour les études d’impacts (submersion marine et érosion côtière). Le GPS peut apporter ce complément d’information, soit S = N - U, en reprenant les quantités représentées dans le cas idéalisé de la figure. En effet, la situation est plus complexe, en particulier en raison de l’hypothèse faite ici que le marégraphe et l’altimètre radar du satellite observent la même surface de la mer.



Publications représentatives des activités de recherche récentes :

(Liste complète de publications)

Ouvrages collectifs et articles pour un public plus large :

Responsabilités scientifiques et administratives (en cours) :

Ces recherches se font dans un contexte de collaborations internationales fortes :

  • depuis 2001 : membre du groupe d’experts du programme mondial d’observation du niveau de la mer (GLOSS) qui se trouve sous l’égide de la Commission Océanographique Intergouvernementale de l’UNESCO, en particulier contact national entre 2004 et 2015 ;
  • depuis 2007 : membre de la commission "Mean sea level and tides" de l’association internationale des sciences physiques de l’océan (AISPO/IAPSO)
  • depuis 2011 : responsable du centre de données GPS aux marégraphes du Système d’observation du niveau des eaux littorales (SONEL).
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  • depuis 2012 : chair du groupe de pilotage scientifique du programme mondial GLOSS mentionné ci-dessus ;
  • depuis 2012 : directeur des études du parcours géosciences dans le Master Sciences pour l’environnement (SPE) de l’université de la Rochelle.
  • depuis 2013 : Convenor or co-convenor d’une session à l’Assemblée Général de l’EGU (European Geosciences Union) ;
  • depuis 2015 : Membre du groupe Terre Solide du comité TOSCA du CNES (Agence spatiale française).


Encadrement de thèses de doctorat
  • Poitevin C. (2015 - en cours). Mouvements verticaux du sol le long de la côte par combinaison de données d’interférométrie d’images radar satellites avec des stations permanentes GPS au sol. Application à la côte et confrontation aux observations de niveau marin.
  • Sakic P. (2013 - en cours). Simulation de l’apport de données de géodésie off-shore à la sismique liée à la subduction dans l’arc des petites Antilles.
  • Gouriou T. (2007- 2012). Evolution des composantes du niveau marin à partir d’observations de marégraphie effectuées depuis la fin du 18e siècle en Charente-Maritime. Thèse de doctorat de l’université de la Rochelle, soutenue le 26 mars 2012.
  • Santamaria-Gomez A. (2007-2010). Estimation des mouvements verticaux de l’écorce terrestre par GPS dans un repère géocentrique, dans le cadre du projet TIGA. Thèse de doctorat de l’Observatoire de Paris, soutenue le 11 octobre 2010.
  • Letetrel C. (2006-2010). Mouvements verticaux à la surface de la Terre par altimétrie radar embarquée sur satellite, marégraphie, et GPS. Thèse de doctorat de l’université de la Rochelle, soutenue le 25 août 2010.
  • Pouvreau N. (2004-2008). Trois cents ans de mesures marégraphiques en France : outils, méthodes et tendances des composantes du niveau de la mer au port de Brest. Thèse de doctorat de l’université de la Rochelle, soutenue le 26 septembre 2008.