Équipe DPL > Axe 3 : Mémoire des sédiments marins et des sols

Les sédiments côtiers actuels, incluant à la fois les sédiments marins littoraux et les sédiments des plaines côtières, par leurs forts taux de sédimentation, offrent un potentiel encore peu exploité, pour l’enregistrement des changements environnementaux haute fréquence des derniers siècles à milliers d’années : variations du niveau marin, changements climatiques, mouvements du trait de côte et forçages anthropiques. L’étude de ces changements environnementaux passés est d’un intérêt crucial pour mieux comprendre et évaluer les mêmes changements environnementaux que nous vivons à l’heure actuelle car ils représentent des analogues récents des évolutions naturelles sous influence anthropique. Les liens avec l’axe dynamique sédimentaire sont forts car il impératif de distinguer le message de la dynamique sédimentaire des messages liés aux changements eustatiques, climatiques ou anthropiques. La prise en compte des données archéologiques peut permettre de reconstituer l’histoire de l’impact anthropique. Les processus d’évolution des sols et des sédiments à différentes échelles de temps (de l’instantané au millénaire) sont également étudiés afin de préciser la nature des signaux enregistrés par les sédiments et les sols.

Action 1 : Enregistrement des changements environnementaux récents dans les sédiments marins côtiers (évolution du trait de côte, changements climatiques et actions anthropiques)
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Carte du relief de la Charente-Maritime : bathygraphie et topographie. - J.F. Breihl
Action 2 : Reconstitution de l’évolution holocène des paysages des marais littoraux : Apport à la reconstitution globale de l’évolution du climat et du niveau de la mer


Profil sismique (mission CNRS INSU MOBIDYC4, chef de mission E. Chaumillon) de résolution verticale décimétrique, illustrant l’architecture de dépôts au sein de la partie NW de la Baie de Marennes-Oléron. Ce profil montre l’abandon d’un chenal tidal daté à 5130 et 5560 BP creusé dans une zone intertidale mise en place lors d’un plus bas niveau marin (Uep1.2, daté à 7610 et 8030 BP, Allard et al, 2008). L’unité sommitale Uep4.2 représente un changement sédimentaire régional daté à 1000 BP environ (Chaumillon et al., 2004).

publie le mercredi 19 septembre 2012