Ph.a.r.e.
Ph.a.r.e. (Photographie, audiovisuel, recherche ethnographique) : une enquête d’anthropologie visuelle au phare de la Coubre
Appel à contribution : partagez vos mémoires et vos images du phare de la Coubre
Repère, symbole, sujet de connaissances diverses : le phare de la Coubre est un élément marquant du paysage vécu par de nombreuses personnes. Dans le cadre d’une démarche de recherche-création portée par l’anthropologue Cecilia Paradiso (La Rochelle Université – CNRS - LIENSs) et le photographe Mattia Valentini, nous lançons une initiative de collecte d’images (photographies, dessins, vidéos…) qui s’adresse à toute personne ressentant un lien avec le phare de la Coubre, la forêt homonyme et la Côte Sauvage, et conservant dans ses archives des documents visuels à ce sujet.
Lors de rendez-vous organisés en partenariat avec des institutions culturelles du territoire, nous invitons toute personne ayant envie de partager ses mémoires, attaches et souvenirs à apporter ses matériaux visuels (photo, images, dessins, vidéos, enregistrements …). Ces matériaux seront reproduits numériquement ou – si déjà en format numérique - archivés sur place. Lors de ces mêmes rendez-vous, de courts entretiens auront lieu afin de recueillir la parole des participant·es et de donner une voix aux images qu’ils et elles auront choisi de partager.
L’aboutissement concret de ce travail aura lieu au mois de septembre : une œuvre artistique créée avec les images récoltées et un atelier participatif de production d’images seront réalisés au phare de la Coubre, donnant forme à une action collective de récit et de mémoire.
Nous contacter : contact-phare@univ-lr.fr / Lire l’appel complet
Calendrier des collectes, mai 2026 :
– Écomusée du phare de la Coubre : 1 et 2 mai (10h00-13h00 / 13h30-18h00)
– Musée maritime de La Rochelle : 3 mai (10h00-18h00) et 5 mai (14h00-18h00)
– Médiathèque H. Moreau de la Tremblade : 7 mai (9h00–12h00 / 14h00–18h00)
Projet réalisé en collaboration avec :
CNRS-La Rochelle Université-LIENSs
L’écomusée du phare de la Coubre
L’ethnopôle Humanités océanes
Le musée maritime de La Rochelle
Le FAR-Fonds Audiovisuels de Recherche
La médiathèque H. Moreau de La Tremblade
Le projet Ph.a.r.e.
Repère, symbole, sujet de connaissances diverses : le phare de la Coubre est un élément marquant du paysage vécu par de nombreuses personnes.
Son histoire, ainsi que celle de la forêt homonyme, est singulière. La forêt a été implantée au XIXe siècle sur un vaste milieu dunaire très mobile. Sur cette côte sauvage, depuis la fin du XVIIe siècle, au moins une dizaine d’anciennes structures de signalisation pour la navigation se sont succédé, remplacées par de nouvelles tours situées plus loin du trait de côte, ou — parfois — emportées par l’océan.
Nous appréhendons ce cas comme une opportunité d’enquêter sur les relations sociales aux environnements en mutation, et notamment sur la dimension affective de l’expérience de ces milieux et des changements qui les caractérisent.
Nous travaillerons sur trois axes principaux :
- i. Rassembler des matériaux autour de l’histoire de la Côte Sauvage, de sa dune, de la forêt qu’elle protège, du Phare et des urbanisations dans ses environs.
- ii. Aller à la rencontre des nombreuses personnes qui – forestiers, bénévoles, artistes, habitant·e·s, scientifiques, élus… – tiennent à ce lieu et y imaginent des futurs.
- iii. Chercher des langages oraux et visuels pour traduire les attachements et les visions des personnes concernées par le devenir du Phare.
Ce travail sera mené dans une démarche de recherche-création portée par l’anthropologue Cecilia Paradiso et le photographe Mattia Valentini et il sera nourri par le dialogue interdisciplinaire avec les membres du laboratoire LIENSs qui - géomorphologues, géographes, écologues – travaillent sur ce site depuis longtemps. De plus, nous travaillerons au tissage de collaborations multiples avec les institutions techniques, culturelles et associatives locales. Notre intention est d’intégrer les différentes formes de connaissance des milieux en jeu et d’évaluer avec justesse la portée des changements environnementaux actuels.
Cette démarche de recherche-création implique l’exploration d’archives photographiques publiques et privées, ainsi que sur la production d’images. Par cela, elle répond à la nécessité d’aborder les dimensions sensibles et mémorielles, tout en questionnant le lien intime entre les habitant·e·s et un littoral en perpétuel mouvement. La collaboration chercheuse-artiste nous semble particulièrement pertinente pour les recherches qui visent à analyser les corrélations entre des phénomènes d’ampleur et les dimensions émotionnelles et mémorielles — à la fois collectives et individuelles. D’un point de vue général, notre action propose de contribuer à une meilleure prise en compte de la complexité historique, culturelle, environnementale et politique de la mobilité du trait de côte. Dans un cadre plus local, nous visons à la mise en forme d’outils communautaires, qui puissent favoriser le débat public et institutionnel autour des littoraux de la Nouvelle-Aquitaine.


