Ph.a.r.e.

Ph.a.r.e. (Photographie, audiovisuel, recherche ethnographique) : une enquête d’anthropologie visuelle au phare de la Coubre

Où demeure la lumière

Inauguration de l’oeuvre dimanche 20 septembre 2026, 11 h
Phare de la Coubre – La Tremblade

© Mattia Valentini

Réalisée dans le cadre du projet Ph.a.r.e. (Photographie, audiovisuel, recherche ethnographique), l’œuvre Où demeure la lumière prendra forme les 19 et 20 septembre dans l’enceinte du Phare de La Coubre, à l’occasion des Journées européennes du patrimoine 2026. Elle sera logée dans l’ancien jardin du gardien du phare, au pied de la dune : cet espace intime, qui conserve la mémoire de la vie quotidienne au phare, est aujourd’hui un observatoire du mouvement du système dunaire.
Cette œuvre est l’issue d’une première phase de recherche ethnographique et visuelle consacrée aux attaches, aux relations et aux émotions nourries envers ce phare et la forêt qui l’entoure par celles et ceux qui l’habitent ou l’ont habité, qui fréquentent ces lieux pour y travailler, s’y cacher, s’y ressourcer, pêcher, étudier les dunes, observer le paysage ou les laisses de mer.
Photographies, récits, cartes postales anciennes, dessins, vidéos, témoignages : les matériaux récoltés à partir du mois de mai, lors de collectes publiques à La Coubre, La Tremblade et La Rochelle, seront assemblés aux matières laissées par la mer et la forêt. Au fil conducteur tracé par le photographe Mattia Valentini et l’anthropologue Cecilia Paradiso s’ajouteront les images réalisées lors d’un atelier de cyanotype, qui aura lieu le 19 septembre au matin (pour plus d’informations, consultez l’article ci-dessous).
Réalisée en plein air, l’œuvre restera exposée à l’action des éléments. Ses mutations seront documentées, constituant l’amorce d’un prochain chapitre de récit.
Cette démarche de partage de souvenirs et d’émotions, et de construction d’une narration collective et plurielle, dialogue avec le thème des Journées européennes du patrimoine 2026 : Patrimoine en péril : raviver, résister, réimaginer . Dans ce paysage côtier changeant, au pied d’une dune mouvante et à l’ombre d’un phare qui voit la ligne de côte se rapprocher de ses fondations, il s’agira de raconter ensemble, de laisser les éléments naturels intervenir sur le support du récit, d’apporter avec soi un fragment de souvenir, le sien ou celui d’autrui.

Cecilia Paradiso : Anthropologue, La Rochelle Université/LIENSs (https://lienss.univ-larochelle.fr/Paradiso-Cecilia)
Mattia Valentini : Photographe et artiste (https://www.mattiavalentini.org/)
Avec le soutien de : Rochelle Université, Ethnopôle Humanités Océanes, Laboratoire LIENSs.
En collaboration avec : Écomusée du Phare de la Coubre, Musée Maritime de La Rochelle, Médiathèque Henri Moreau de la Tremblade, Fonds Audiovisuel de Recherche.

Atelier de cyanotype
Dans le cadre du projet Ph.a.r.e. et à l’occasion des Journées européennes du patrimoine 2026, venez créer une image en cyanotype inspirée de la mémoire du phare de la Coubre et de sa forêt, et participez à la création d’une œuvre d’art in situ.

Samedi 19 septembre 2026
10 h – 12 h 30

Phare de La Coubre – La Tremblade
Participation gratuite, inscription souhaitée : contact-phare@univ-lr.fr

© Mattia Valentini

Dans le cadre du projet Ph.a.r.e. (Photographie, audiovisuel, recherche ethnographique), l’œuvre Où demeure la lumière sera créée et présentée les 19 et 20 septembre 2026 par le photographe Mattia Valentini et l’anthropologue Cecilia Paradiso. À l’occasion des Journées européennes du patrimoine, sur le site du phare de la Coubre, l’oeuvre prendra place dans l’ancien jardin du gardien du phare, au pied de la dune : cet espace intime, qui conserve la mémoire de la vie quotidienne au phare, est aujourd’hui un observatoire du mouvement du système dunaire.
Cette création est le fruit d’une recherche menée depuis février 2026 autour des liens et des souvenirs associés au phare et à la forêt de la Coubre. Elle rassemblera des photographies, des récits, des cartes postales anciennes, des dessins et des témoignages collectés auprès des participant·es à cette phase de recherche. Ces éléments seront mis en dialogue avec des matériaux naturels, issus de la mer et de la forêt, et avec les réalisations issues de l’atelier participatif de cyanotype.
Cet atelier invite le public — qu’il ait participé aux premières phases de collecte ou qu’il rejoigne le projet à cette occasion — à prendre part à cette création collective en contribuant au partage des émotions et des mémoires liées à ces lieux et milieux en constante évolution. Les participant·es pourront réaliser une image en cyanotype et choisir soit de l’intégrer à l’œuvre, qui demeurera en plein air, exposée à l’action des éléments, soit de l’emporter à la fin de l’atelier, pour en faire une nouvelle trace de mémoire et d’attachement. Le choix du cyanotype — avec ses temporalités et sa simplicité — ouvre ainsi un espace de participation créative et de rencontre avec les éléments naturels et humains du site, du soleil aux nuances de bleu des opalines du phare.

Le cyanotype
Le cyanotype est un ancien procédé photographique qui utilise la lumière du soleil. Simple, sans danger et accessible à toutes et tous (atelier conseillé à partir de 12 ans), elle permet d’obtenir de magnifiques images d’un bleu profond.
Les participant·es pourront réaliser leur cyanotype :
 à partir d’images collectées au cours des derniers mois dans le cadre du projet de recherche ;
 ou en utilisant des éléments naturels (feuilles, fleurs, herbes, algues, plumes…). Si vous souhaitez expérimenter cette technique, n’hésitez pas à apporter les éléments que vous aurez récoltés.

Avec :
Cecilia Paradiso, anthropologue – Université de La Rochelle / LIENSs
Mattia Valentini, artiste et photographe
Avec le soutien de : Rochelle Université, Ethnopôle Humanités Océanes, Laboratoire LIENSs.
En collaboration avec : Écomusée du Phare de la Coubre, Musée Maritime de La Rochelle, Médiathèque Henri Moreau de la Tremblade, Fonds Audiovisuel de Recherche.

Appel à contribution : partagez vos mémoires et vos images du phare de la Coubre
Repère, symbole, sujet de connaissances diverses : le phare de la Coubre est un élément marquant du paysage vécu par de nombreuses personnes. Dans le cadre d’une démarche de recherche-création portée par l’anthropologue Cecilia Paradiso (La Rochelle Université – CNRS - LIENSs) et le photographe Mattia Valentini, nous lançons une initiative de collecte d’images (photographies, dessins, vidéos…) qui s’adresse à toute personne ressentant un lien avec le phare de la Coubre, la forêt homonyme et la Côte Sauvage, et conservant dans ses archives des documents visuels à ce sujet.
Lors de rendez-vous organisés en partenariat avec des institutions culturelles du territoire, nous invitons toute personne ayant envie de partager ses mémoires, attaches et souvenirs à apporter ses matériaux visuels (photo, images, dessins, vidéos, enregistrements …). Ces matériaux seront reproduits numériquement ou – si déjà en format numérique - archivés sur place. Lors de ces mêmes rendez-vous, de courts entretiens auront lieu afin de recueillir la parole des participant·es et de donner une voix aux images qu’ils et elles auront choisi de partager.
L’aboutissement concret de ce travail aura lieu au mois de septembre : une œuvre artistique créée avec les images récoltées et un atelier participatif de production d’images seront réalisés au phare de la Coubre, donnant forme à une action collective de récit et de mémoire.

Nous contacter : contact-phare@univ-lr.fr / Lire l’appel complet

Calendrier des collectes, mai 2026 :
 Écomusée du phare de la Coubre : 1 et 2 mai (10h00-13h00 / 13h30-18h00)
 Musée maritime de La Rochelle : 3 mai (10h00-18h00) et 5 mai (14h00-18h00)
 Médiathèque H. Moreau de la Tremblade : 7 mai (9h00–12h00 / 14h00–18h00)

Projet réalisé en collaboration avec :
CNRS-La Rochelle Université-LIENSs
L’écomusée du phare de la Coubre
L’ethnopôle Humanités océanes
Le musée maritime de La Rochelle
Le FAR-Fonds Audiovisuels de Recherche
La médiathèque H. Moreau de La Tremblade


Le projet Ph.a.r.e.

Repère, symbole, sujet de connaissances diverses : le phare de la Coubre est un élément marquant du paysage vécu par de nombreuses personnes.
Son histoire, ainsi que celle de la forêt homonyme, est singulière. La forêt a été implantée au XIXe siècle sur un vaste milieu dunaire très mobile. Sur cette côte sauvage, depuis la fin du XVIIe siècle, au moins une dizaine d’anciennes structures de signalisation pour la navigation se sont succédé, remplacées par de nouvelles tours situées plus loin du trait de côte, ou — parfois — emportées par l’océan.
Nous appréhendons ce cas comme une opportunité d’enquêter sur les relations sociales aux environnements en mutation, et notamment sur la dimension affective de l’expérience de ces milieux et des changements qui les caractérisent.

© Cécilia Paradiso

Nous travaillerons sur trois axes principaux :

  • i. Rassembler des matériaux autour de l’histoire de la Côte Sauvage, de sa dune, de la forêt qu’elle protège, du Phare et des urbanisations dans ses environs.
  • ii. Aller à la rencontre des nombreuses personnes qui – forestiers, bénévoles, artistes, habitant·e·s, scientifiques, élus… – tiennent à ce lieu et y imaginent des futurs.
  • iii. Chercher des langages oraux et visuels pour traduire les attachements et les visions des personnes concernées par le devenir du Phare.

Ce travail sera mené dans une démarche de recherche-création portée par l’anthropologue Cecilia Paradiso et le photographe Mattia Valentini et il sera nourri par le dialogue interdisciplinaire avec les membres du laboratoire LIENSs qui - géomorphologues, géographes, écologues – travaillent sur ce site depuis longtemps. De plus, nous travaillerons au tissage de collaborations multiples avec les institutions techniques, culturelles et associatives locales. Notre intention est d’intégrer les différentes formes de connaissance des milieux en jeu et d’évaluer avec justesse la portée des changements environnementaux actuels.

Cette démarche de recherche-création implique l’exploration d’archives photographiques publiques et privées, ainsi que sur la production d’images. Par cela, elle répond à la nécessité d’aborder les dimensions sensibles et mémorielles, tout en questionnant le lien intime entre les habitant·e·s et un littoral en perpétuel mouvement. La collaboration chercheuse-artiste nous semble particulièrement pertinente pour les recherches qui visent à analyser les corrélations entre des phénomènes d’ampleur et les dimensions émotionnelles et mémorielles — à la fois collectives et individuelles. D’un point de vue général, notre action propose de contribuer à une meilleure prise en compte de la complexité historique, culturelle, environnementale et politique de la mobilité du trait de côte. Dans un cadre plus local, nous visons à la mise en forme d’outils communautaires, qui puissent favoriser le débat public et institutionnel autour des littoraux de la Nouvelle-Aquitaine.

© Cécilia Paradiso
publie le lundi 31 août 2026