Axe 2 : Mécanismes adaptatifs des populations

La biodiversité spécifique, fonctionnelle, et la résilience des écosystèmes marins face aux changements des conditions environnementales découlent des capacités adaptatives des organismes qui résultent d’un ensemble de réponses opérant à différentes échelles structurelles (molécule, organe, individu, population), temporelles (intra- et inter-génération, contemporaine et historique) et spatiales (locales, régionales et globales).
Les fluctuations des paramètres environnementaux (e.g. conditions de température, salinité, oxygène, pH, etc…) à l’origine de ces réponses peuvent se révéler particulièrement importantes dans certains habitats, notamment dans les interfaces terre-mer. Si les animaux qui y vivent, bénéficient de la productivité de ces milieux, ils doivent cependant faire face à leur vulnérabilité et à leur dégradation (fragmentation, contamination, changements climatiques rapides) souvent d’origine anthropique.

Afin d’apporter une vision évolutive à l’étude de la réponse des espèces marines aux pressions environnementales, nous étudions la variabilité génétique neutre et sélectionnée par deux approches complémentaires (i) d’une part en étudiant la structuration et le fonctionnement des populations naturelles selon leur histoire démographique et les flux géniques entre populations, (ii) d’autre part par un volet expérimental, pour comprendre la réponse des individus et des populations aux impacts anthropiques.
Les outils de la génétique des populations et de la génomique qui nous permettent de passer de l’individu à la population et d’intégrer une échelle trans-générationnelle permettent d’inférer les mécanismes évolutifs de l’adaptation contemporaine des populations marines face aux changements environnementaux rapides engendrés par les changements climatiques et la dégradation des milieux.

Quelques projets en cours :

  • Dans le cadre du projet ANR « DRIVE », nous étudions l’implication des incompatibilités mito-nucléaires dans le maintien des barrières aux flux de gènes chez une espèce caractérisée par une transmission uniparentale double de la mitochondrie, le bivalve marin Limecola balthica.
  • Le projet « CŒUR » vise à évaluer l’effet combiné, à l’échelle moléculaire, de l’acclimatation thermique et de la teneur en acides gras polyinsaturés à longue chaine (HUFA) de la ressource trophique sur les performances cardiaques du mulet Liza aurata (collaboration avec Marie Vagner, axe 1 de l’équipe AMARE)
  • Dans le cadre du programme de recherche FRB « MERCy », le projet « RNA-SEP » vise à comprendre les réponses des embryons de seiche à différentes conditions de pCO2 et de concentrations métalliques (argent et mercure) en utilisant la transcriptomique (collaboration avec Thomas Lacoue Labarthe, axe 3 de l’équipe AMARE)
  • Dans le cadre du CPER « DYPOMAR », nous étudions la réponse, à l’échelle de l’expression génique, du pétoncle noir à la pollution polymétallique (collaboration avec l’équipe BIOFEEL et l’axe 1 de l’équipe AMARE)

Intervenants dans l’axe :

Permanents : Pascale Garcia (Pr), Eric Pante (CR)
Post-doctorants : Amélia Viricel (MC)
Doctorants : Lucas Torres ; Léa Demay
Plateformes/Plateaux : Aquarium, Marais, Biologie Moléculaire, Cytométrie-Imagerie.

publie le mardi 24 juillet 2018